Révélons le gouvernement caché, construisons une autre société
« Personne n'est plus esclave que celui qui se croit faussement libre » Goethe
Les oligarchies économiques, celles dont jamais nous ne voyons le visage, financent les gouvernements de gauche ou de droite, et ce faisant affluent dans les mêmes clubs secrets pour débattre paisiblement du nouvel ordre mondial. Contradiction? Non, stratégie rigoureusement planifiée.
Notre vote tous les 4 ans dans un système pratiquement de bipartisme est la manière la plus simple de nous faire croire que nous sommes en démocratie. Et ce genre de démocratie dirigée, surgie de quelques plans méticuleusement orchestrés après la seconde guerre mondiale, s'est révélée être la manière la moins couteuse de maintenir la soumission de la population, tandis que le pouvoir de certaines familles se faisait impérial.
Tout au long de ces années, l'obscure système financier est devenu de plus en plus omnipotent, trainant dans son sillage une croissance maximale, exponentielle, et ce jusqu'à l'exagération. L'économie réelle est devenue un appendice des finances, dont la fonction est de transformer des crédits en dettes, en consommation. Tout cela pendant que nous, le peuple, nous faisons entourlouper, voler de deux façons: par la plus-value patronale et la plus-value des banquiers privilégiés qui créent de l'argent comme bon leur semble.
Dans un tel contexte, les crises survenues jusqu'à maintenant n'avaient posé aucun problème, puisqu'elles permettaient précisément aux plus gros poissons de bouffer les moyens et les plus petits d'entre eux. Mais ce système parfait a dorénavant un ennemi suprême: les limites planétaires. On ne peut pas croitre à l'infini sur une planète aux ressources limitées. Aujourd'hui, aux abords du XXIème siècle, sous sommes en train de frôler dangereusement ces limites. L'or noir nous a donné le premier avertissement. Les autres combustibles fossiles, (minéraux pour l'industrie, fertilisants pour l'agriculture), les terres cultivables, le réchauffement planétaire et bien d'autres viennent s'accumuler sur la pile de l'alarme pourtant déclenchée il y a longtemps déjà.
Pendant que ceux qui détiennent le pouvoir invisible continuent à débattre amicalement de quel sera le nouvel ordre mondial qui prendra le relai de l'actuelle crise structurelle; de si la guerre, la faim ou les maladies représentent de bonnes ou mauvaises stratégies en vue de leurs intérêts, nous les peuples avons la responsabilité de saisir cette opportunité pour agir avant qu'il ne soit trop tard. Le pouvoir ne vaut plus rien une fois que l'obéissance par la peur a été évincée. Les voix insoumises que nous sommes se font de plus en plus nombreuses et s'organisent. Lecteur, lectrice, nous te faisons savoir que tu peux choisir entre rester soumis/e, ou te libérer de tes chaines.
Cette publication du 17 septembre 2008 souhaite attirer l'attention de quiconque voudra bien entendre que nous, mouvements sociaux, sommes prêts à nous opposer à la dictature économique qui s'est tramée dans le dos de la population, et construire une autre société, ici et maintenant.

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